Giselle

FÉVRIER 2011 Salle Wilfrid-Pelletier - 20 h et 14 h
Causeries : une heure avant les représentations
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Photo : Jacques Moatti

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Février 2011
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Matinée
Soirée
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2010-2011 COMPAGNIE INVITÉEBallet national de Cuba TYPEClassique CHORÉGRAPHEAlicia Alonso, d'après Jean Coralli et Jules Perrot MUSIQUEAdam

Giselle

Par le Ballet national de Cuba

Ce ballet n'a cessé depuis un siècle et demi d'inspirer danseurs et chorégraphes. Jeune paysanne au cœur pur, Giselle se laisse séduire par Albrecht, un prince dont elle ignore l'identité et qui est promis à une autre. Hilarion, le garde-chasse secrètement amoureux de Giselle, révèle l'identité de son rival. La tromperie d'Albrecht fait perdre la raison à Giselle qui s'effondre sans vie. Venus tour à tour se recueillir le soir, sur la tombe de Giselle, Hilarion et Albrecht sont la proie des wilis - ces fiancées mortes le jour de leurs noces qui reviennent hanter les esprits, les cœurs et les forêts -, et de leur reine, l'implacable Myrtha. Celle-ci les condamne à danser jusqu'à la mort. Sortant de sa tombe, Giselle, nouvelle wili, tente en vain d'intervenir, son amour pour Albrecht étant absolu, au-delà de la mort. Albrecht ne sera sauvé que par les premières lueurs de l'aube qui font rentrer les wilis dans leurs tombes...

La chorégraphie a été mise en scène en 1948 par Alicia Alonso à partir de l'original créé en 1841 par Jean Coralli et Jules Perrot sur une musique d'Adolphe Adam et un livret de Théophile Gautier, Vernoy de Saint-Georges et Jean Coralli, d'après une légende populaire allemande évoquée par Heinrich Heine.

L'histoire de Giselle au Ballet national de Cuba commence avant même la création de la compagnie en 1948. Le 2 novembre 1943, avec l'American Ballet Theatre, Alicia Alonso incarne au pied levé Giselle au Metropolitan Opera de New York, un rôle qu'elle a répété mentalement pendant des semaines, à la faveur d'une convalescence. Son interprétation deviendra une référence, notamment au second acte, où la petite paysanne trahie devient un esprit de l'au-delà, une « âme de la danse ». Alicia Alonso donne alors une impression d'immatérialité. Pour la petite histoire, il est intéressant de mentionner qu'Alicia Alonso a déjà interprété Giselle à Montréal, à la Salle Wilfrid-Pelletier en 1967. Son partenaire Azari Plisetski (dans le rôle d'Albrecht) et elle étaient artistes invités par Les Grands Ballets Canadiens, dans la production de Giselle d'Anton Dolin. À cette occasion, plusieurs admirateurs étaient venus de New York voir la « prima ballerina assoluta », rentrée définitivement à Cuba neuf ans plus tôt.

En tant que chorégraphe, Alonso transcende son ballet fétiche en lui permettant d'atteindre une nouvelle dimension poétique. L'intrigue concise est intimement liée à la chorégraphie, destinée à relier les deux actes entre eux, dans une homogénéité stylistique et théâtrale. Si elle n'apporte pas de modification majeure aux personnages principaux, elle fait des changements substantiels au corps de ballet.

En 1966, Alonso reçoit le Grand Prix de la Ville de Paris pour sa version de Giselle et pour son interprétation personnelle du rôle-titre. Sa Giselle entre au répertoire du Teatro Colón de Buenos Aires en 1958, de l'Opéra de Paris en 1972 (elle y sera dansée jusqu'en 1986), du Ballet del Teatro de Bellas Artes de Mexico en 1976, du Ballet de l'Opéra de Vienne en 1980, du Ballet du Théâtre San Carlo de Naples en 1981 et du Ballet du Théâtre National de Slovaquie en 1989.

Le Ballet national de Cuba

L'une des meilleures compagnies internationales de ballet, le Ballet national de Cuba a une réputation légendaire. Il a su dès ses débuts sublimer le répertoire classique et s'ouvrir à la création contemporaine tout en préservant sa culture hispano-américaine. Son répertoire compte à la fois des grands ballets mythiques (Coppélia, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant), des œuvres issues des Ballets russes de Diaghilev (Pétrouchka, L'Après-midi d'un faune), des chorégraphies de George Balanchine et des créations de jeunes chorégraphes cubains ou étrangers. En 1950, le Ballet national de Cuba a créé sa propre école, véritable vivier de jeunes talents. Le Ballet national de Cuba effectue de nombreuses tournées en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

« La Giselle du Ballet national de Cuba est tout simplement l'une des plus belles qu'on puisse voir n'importe où dans le monde. » The New York Times

« Une leçon de romantisme chorégraphique. » Le Monde, Paris

« Une compagnie habile à danser le style romantique, de la tête aux pieds, ce qui est sans aucun doute une rareté et une merveille. » The Washington Post

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